NOUVELLE DERNIÈRE HEURE
Jovenel Moise passe aussi à l’opposition.-
Le président Jovenel Moïse veut que le système change aussi, mais il veut seulement y contribuer
Le peuple parle, le président entend; le peuple se dit fatigué de ce système inégalitaire, le président écoute et partage les mêmes soucis, les mêmes doléances. Ce système d'exclusions, d'inegalités et de préjugés préoccupe le président aussi, et il veut participer à sa chute.
Le président Jovenel Moïse veut être le dernier chef d'État de ce système désuet facilitant la barbarie d'un petit groupe qui s'accappare de 90% des richesses du pays. Il souhaite voir effondrer ce système qui est monté contre les fils de paysans, contre les haïtiens de l'arrière-pays, contre ceux qui n'ont rien. Mais chacun a sa responsabilité, nos frères de l'opposition ont la tâche de soulever les problèmes, le président Jovenel Moïse a l'obligation d'agir en chef d'État, de permettre que la chute de ce système pourri se fasse selon les principes républicains.
C'est pourquoi le président souhaite que le peuple rentre et que nos frères de l'opposition viennent discuter de la meilleure formule de mettre fin à ce système d'exclusion, générateur de cette pauvreté. Contrairement à ce que des gens mal intentionnés le font croire, le président Jovenel Moïse n'est pas contre un changement du système, d'ailleurs le citoyen Jovenel Moïse a maintes fois été victime de ce système de petits copains. Et même, en étant président, il a continué à être victime, ce n'est pas un secret pour personne si je vous rappelle que les garants du système avaient stoppé une commande d'asphaltes faite pour la Caravane, le programme phare de Jovenel Moïse que ces nantis ont tué dans l'oeuf.
Qui ont le pouvoir de stopper une commande de l'État ? Les vrais garants et pilliers du système. Comprenez donc que ce président fils de paysans, issu de la matrice du peuple ne saurait incarner le système.
Le président tend ses bras pour un dialogue franc. Personne ne peut pas changer le système sans la participation de l'État, et jusqu'à date c'est Jovenel Moïse qui est le chef de l'État donc il veut prendre part à ce dialogue devant déboucher sur un changement véritable.
Prétendre changer le système sans la participation de l'État, c'est se diriger tout droit vers des expériences sombres du passé soit en 1986 ou en 2004 où les luttes du peuple n'ont pas débouché sur de véritables changements. Pourquoi ? Parce que les leaders de l'opposition d'alors n'avaient pas compris la necessité d'inclure l'État dans ce changement visé. Si l'on continue d'avancer sans tenir compte de l'État encore cette fois, on se dirige vers les mêmes expériences douloureuses et regretables de ce passé qui doit être révolu.
Tout mouvement visant à changer le système sans inclure l'État débouchera sur : la pérénisation du système avec d'autres visages. Le peuple doit tenir compte de ce paramètre, le peuple ne peut pas se permettre de se battre en vain. Le peuple ne peut pas bloquer tout un pays juste pousser le dos des "hommes" pour être remplacés par des siamois. Ce combat du peuple doit nécessairement déboucher sur la chute du système et la seule façon de faire chuter le système c'est dans un dialogue sans conditions, inclusif, rassembleur et franc.
Oui, le président veut que le système change mais il veut participer à ce changement, il veut représenter ses mandants dans ce processus. Il appelle au dialogue où aucun sujet ne sera exclus, personne ne doit être exclu aussi, le président y compris.
Le président Jovenel Moïse et ses mandants sont des héritiers aussi des pères fondateurs, ils sont victimes du système tout comme le peuple qui est dans la rue aujourd'hui donc ils ont leur mot à dire. Ils veulent un dialogue sincère avec les frères de l'opposition.
Non à l'exclusion, oui au dialogue, au dialogue sans sujets tabous.
Frères et soeurs de l'opposition, les cris du peuple sont entendus de tous maintenant c'est l'heure de trouver la meilleure formule d'exécuter les recommandations du peuple. C'est notre devoir en tant qu'élite.
Chéry Jaccéus

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